Ruins Of Atlanta (BB2e) FR:Introduction

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Les Ruines d'Atlanta apportent des informations sur l'Univers Kalos se focalisant particulièrement sur ceux ayant choisi de vivre au beau milieu des contrecoups de la Chute de Paragon, là où ce "héros" détruisit la cité à lui seul.

Ce livre présuppose que quelques années se sont écoulées depuis la Chute de Paragon. Le manuel original de Bulletproof Blues a été écrit en 2010 et se déroulait "peu après" ladite Chute. Le présent ouvrage suppose donc que le temps à fait son œuvre et que nous sommes maintenant en 2015. Les errants ont maintenant vécus assez longtemps parmi les ruines pour s'y établir, prospérer, et se trouver en conflit les uns avec les autres. Sur une période de cinq ans, les ressources des ruines ont été consommées, rendant la vie plus difficile. Malgré tout, en leur sein, certaines factions ont été capable de reconstruire.

Les Ruines d'Atlanta vous offrent une opportunité toute particulière de marier jeux de rôles post-apocalyptiques et de super-héros. Vous trouverez ici bien des clichés du post-cataclysmique : des hordes anarchiques de pillards, de jeunes idéalistes en quête d'un monde meilleur, des cyniques blasés prêt à tout pour survivre, des seigneurs de la guerre avides de pouvoir, des fanatiques religieux, des enclaves high-tech ; et même, de temps en temps, un mutant. Dans ce monde, des super-héros feront brutalement contraste.

Lorsqu’il s’agira de faire intervenir les ruines dans une campagne, meneurs et joueurs auront plusieurs choix. Si vous cherchez une courte aventure d’une seule session, les héros pourraient facilement y être envoyé à la poursuite d’un vilain, ou pour y récupérer quelque objet. Alternativement, si vos objectifs sont plus épiques et grandioses, ils pourraient s’installer dans les ruines, se ranger derrière une des factions présente, et se faire prendre dans les visées à long terme de la Pyramide, du Terminus, de l’ARC, ou de tout autre groupuscule moins important vivotant péniblement dans les décombres d’Atlanta.

Petit Historique d’Atlanta

Le territoire occupé par ce qu’il reste de la cité d’Atlanta était au 18e siècle habité par les tribus Amérindiennes Creek et Cherokee. Comme ce fut le cas dans une si grande part de l’Amérique du Nord, elles furent chassées de leurs terres par l’expansion du gouvernement des États-Unis, des colons blancs s’y établissant dès 1822. Les efforts pour relier l’Atlantique et le Pacifique firent du lieu un carrefour ferroviaire ; le nom envisagé “Atlantica-Pacifica” fut raccourci en “Atlanta” puis adopté en 1847.

Durant la Guerre de Sécession, Atlanta fut un centre manufacturier et de transport crucial, une part intégrante du système de distribution du coton, et le siège d'un laminoir d'où sortirent canons, rails, et les plaques de fer de 2 pouces qui recouvrirent la coque du CSS Virginia. Un cinquième environ de ses 15 000 habitants étant des esclaves noirs. Le Général Sherman s'empara de la ville grâce aux forces conjuguées des Armées du Cumberland, de l'Ohio, et du Tennessee – plus de 100 000 soldats – et, après une occupation d'un mois, celle-ci fut incendiée le 11 novembre 1864. Pendant presque cent-cinquante ans, la destruction d'Atlanta laissera une cicatrice dans l'esprit des Géorgiens et des habitants du Sud qui ne se verra supplantée que par une tragédie pire encore.

Avec la reconstruction, on vit un afflux considérable de réfugiés et de noirs nouvellement libérés qui trouvèrent du travail dans le bâtiment. Malgré l'existence de poll taxes (taxes sur le vote) et autres lois Jim Crow (ensemble de lois ségrégationnistes) qui marginalisaient totalement le vote noir, les black colleges (universités noires) nouvellement fondés à Atlanta allaient contribuer à l'émergence d'une des plus anciennes élites Afro-Américaine des États-Unis. Le tramway et le Coca-Cola firent leur apparition, la Georgia School of Technology ouvrit ses portes. Alors que ses familles les plus aisées migraient vers les faubourgs du West End et d'Inman Park, la cité devint capitale de l'État de Géorgie et sa plus grande ville.

Les émeutes raciales de 1906 furent le signe des tensions persistantes, les entrepreneurs de couleur déplacèrent leurs activités vers des zones qu'ils considéraient sûres, notamment la "Sweet" Auburn Avenue. La cité entière était cloisonnée, dissociée mais certainement pas égalitaire : les parcs étaient réservés aux blancs ; s'ils ne cédaient pas leur siège à ceux-ci, les noirs devaient s'asseoir à l'arrière des tramways, et dans leur vie quotidienne on s'attendait à ce qu'ils s'effacent en toute circonstance, réaffirmant la supériorité blanche et l'infériorité noire. En 1917, dernière en date d'une série de tragédies qu'Atlanta allait continuer à subir, un incendie détruisit 10 000 foyers.

La crise de 1929 détériora tellement l'économie de la cité que la Coca-Cola Company dut renflouer son déficit. Autant en Emporte le Vent obtint plusieurs Oscars et rappela le traumatisme de la destruction d'Atlanta aux ordres de Sherman, mais lors de la première dans la ville en 1939 qui vit 300 000 personnes emplir les rues, aucun acteur noir ne fut autorisé à participer. Population et l'économie prospérèrent avec la guerre ; Delta Airlines s'installa en 1941, et les Centers for Disease Control (Centres pour le contrôle et la prévention des maladies) furent créés ici en 1946.

Atlanta fut au cœur du Mouvement des Droits Civiques ; en 1960, Martin Luther King Jr et des étudiants noirs y furent arrêtés lors d'un sit-in. La déségrégation des trolleys, restaurants et écoles débuta peu après mais prit une décennie pour s'accomplir. Les gens de couleur devinrent majoritaires dans la ville durant les années 70 ; le départ des blancs et la construction de galeries commerciales en périphérie laissa un vide là où se trouvait un centre historique bourdonnant – qui du fait se reconstruisit en centres de conférences, surfaces de bureaux, et bâtiments officiels. Le premier maire noir d'Atlanta fut élu en 1973, le nouveau réseau ferroviaire MARTA entra en service en 1979 et, en 1986, la Southern Cross, principale équipe posthumaine de la région, s'installa dans la cité. Son histoire la plus notable reste les Olympiades du Crime durant lesquelles quasiment tous les malfaiteurs costumés posthumains du monde convergèrent sur la ville en un seul mois de 1996.

En 2010, lorsque Paragon s'en pris à Atlanta, la cité était face à ces bouleversements devenus si habituels dans bien des métropoles américaines. Le centre-ville s'embourgeoisait, processus conduisant des familles blanches nanties et instruites à s'y installer. Le prix du logement augmentait, et la population noire devait déménager pour la lointaine banlieue. Le héros déchu mis fin à tout cela en une seule journée de sauvagerie destructrice incontrôlable. La Garde Nationale et la Southern Cross furent totalement incapables de réfréner le plus puissant posthumain de la planète, et la plupart y laissèrent la vie. Presque tous les grands monuments d'Atlanta furent endommagés ou détruits, des milliers périrent et d'autres encore furent massacrés lorsque utilisant un train de MARTA comme un fouet Paragon expulsa du ciel les avions de ligne qui entraient dans l'espace aérien de la cité, les forçant au crash dans les rues bondées de monde. Il ne quitta les lieux qu'après avoir démontré à tous que personne ne pouvait le déloger.